VERNISSAGESTUPEFACTION” galerie ZEMMA 40 rue Sainte. Marseille

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INTRODUCTION A L’INSTALLATION: « Créa­ture récente et indé­cise, l’homme dut, tant bien que mal, pren­dre place sur une terre que d’autres formes de vie occu­paient depuis par­fois des dizaines de mil­lions d’années. On peut penser que, con­fronté à l’hostilité d’un milieu incom­préhen­si­ble, le pre­mier des sen­ti­ments qui s’imposa à sa con­science nais­sante dut, dans ces con­di­tions, être l’effroi. L’homme est sur­venu de la stupé­fac­tion. Elle est aux orig­ines de la curiosité et finale­ment, de la con­nais­sance même. Ces pier­res de sou­venir qui occu­pent le sol comme si elles gisaient sur des fonds marins veu­lent évoquer cet éton­nement ful­gu­rant qui nous saisit et nous laisse impuis­sant, aba­sourdi face à la fatal­ité. Il s’impose, de façon plus ou moins bru­tale, des éton­nements anodins du quo­ti­di­ens aux chocs mémorables du funeste. Pour moi, la STUPEFACTION est indis­so­cia­ble de la Méditer­ranée. J’ai vécu des décen­nies auprès d’une parte­naire qui en défendait les splen­deurs par la pho­togra­phie. Cette prox­im­ité avec la mer s’est con­fir­mée avec mon instal­la­tion à Mar­seille. La Méditer­ranée, j’y ai plongé, je l’ai pho­tographiée, je l’ai dess­inée… c’est dire qu’elle m’imprègne corps et âme. Peu à peu —et très incon­sciem­ment— le pro­jet d’une instal­la­tion sur le thème de la STUPEFACTION a pris sens lorsque pein­tures, argiles, sonorités et poésies ont trouvé à s’accorder autour de la dis­pari­tion en milieu marin. Le sujet me con­cer­nait directe­ment. Mais cha­cun aura une lec­ture per­son­nelle sur le sens qu’il veut don­ner de cette l’installation —selon sa pro­pre his­toire et sa pro­pre sen­si­bil­ité— y voy­ant plutôt l’expression de chants, de rires, d’exclamations… Je me sou­viens, il y avait chez mes grand par­ent une stat­uette de vierge qui était sen­sée changer de couleur selon le temps qu’il fai­sait. En vrai, son aspect ne changeait guère mais moi je la voy­ais dif­férente chaque jour non pas à cause de la météo mais bel et bien de mon humeur du moment. Aussi, ces créa­tures d’argile, moitié pois­son moitie ange, comme remon­tées du fond d’un rêve, nous met­tent face à nous même, à ce qui nous cap­tive et nous envahit quand le sen­ti­ment est si fort qu’il bous­cule la rai­son. Se révèlent-elles ainsi tran­si­tion­nelles entre l’espace intérieur et l’espace extérieur… Aupar­a­vant, une curiosité exis­ten­tielle m’avait poussé à voy­ager. En Asie d’abord, des années où je me suis intéressé aux spir­i­tu­al­ités. Puis en Amérique Latine, en Antarc­tique, en Afrique où l’observation des ani­maux m’a fait appren­dre davan­tage sur l’homme que l’étude des reli­gions et des philoso­phies. Ces dernières années mon intérêt s’est focal­isé sur le chaman­isme, objet d’un album et d’un DVD réal­isés en col­lab­o­ra­tion avec Fabi­enne Bernard, psy­choso­ci­o­logue. Et si j’ai eu l’opportunité d’exposer mon tra­vail pho­tographique dans des lieux pres­tigieux tels que la Chapelle du Lou­vre, la Mai­son de l’UNESCO, la Grande Galerie Descartes, le Doh’art fes­ti­val et la Bien­nale de Venise, mon intérêt pour les arts plas­tiques ne s’est jamais démenti depuis mes années d’étude aux écoles d’Arts parisi­ennes. Ainsi, je suis par­ti­c­ulière­ment heureux de pou­voir présen­ter jusqu’au 2 décem­bre —dans l’espace mul­ti­ple de la galerie ZEMMA­— ce tra­vail sur la mer, ou plus exacte­ment sur et sous la mer, puisque que se trouve con­comi­ta­m­ment —sur les fonds sablon­neux de la côte bleue à Niolon— le pen­dant immergé à cette instal­la­tion ter­restre. PdeW

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STUPEFACTION: Une installation sur terre et sous mer à Marseille

Patrick de Wilde dans son atelier« J’ai vécu des décen­nies auprès d’une parte­naire qui défendait les splen­deurs du milieu marin par la pho­togra­phie. Cette prox­im­ité avec la mer s’est con­fir­mée par mon instal­la­tion à Mar­seille face à la Méditer­ranée. J’y ai plongé, je l’ai pho­tographiée et je l’ai dess­inée. Peu à peu, et fort incon­sciem­ment, le pro­jet d’une instal­la­tion a pris forme lorsque pein­tures, argiles et poésies ont trouvé à s’accorder autour de la stupé­fac­tion. Le sujet me pour­suiv­ait depuis longtemps. Une curiosité exis­ten­tielle m’avait poussé à voy­ager. En Asie d’abord où j’ai réal­isé quelques ouvrages sur les reli­gions : boud­dhisme, jaïnisme, cao­daïsme… Puis en Amérique Latine, en Antarc­tique, en Afrique et où l’observation des ani­maux m’a fait appren­dre davan­tage sur l’homme que l’étude des reli­gions et des philoso­phies. Ces dernières années mon intérêt s’est focal­isé sur le chaman­isme, sujet d’un album et d’un DVD réal­isés avec le con­cours de Fabi­enne Bernard. Si j’ai eu l’opportunité d’exposer mon tra­vail pho­tographique dans des lieux pres­tigieux [Chapelle du Lou­vre, Mai­son de l’UNESCO, Grand Palais, Grande Galerie Descartes, Bien­nale de Venise, Doh’art fes­ti­val…] mon intérêt pour les arts plas­tiques ne s’est jamais démenti depuis mes années d’étude aux écoles d’Arts parisi­ennes. Ainsi, je présente du 20 octo­bre au 2 décem­bre 2017, dans l’espace ter­restre de la galerie ZEMMA, 40 rue Sainte à Mar­seille un tra­vail d’encres et d’argiles con­comi­ta­m­ment avec une instal­la­tion sous-marine de grès sur les sable de Niolon avec le con­cours de l’UCPA 18 chemin de la Bat­terie. Une expo­si­tion sur la mer, ou plus pré­cisé­ment sur et sous la mer.» 

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LE PHOTOGRAPHE IGNORANT — §VI

L’image insai­siss­able

PI-PAGE 00La réal­ité, dans notre cerveau, ne serait pro­pre­ment rien qu’une col­lec­tion d’instantanés. Suc­ces­sion d’états pré­caires, fuyants et insai­siss­ables, la présence immé­di­ate au monde pour­rait être regardée comme un flux courant qui empêcherait tout espoir de l’embrasser dans sa total­ité d’un seul regard. L‘objet ne serait aussi que phan­tasme et l’image pure fic­tion? La ques­tion préoc­cupe les penseurs depuis tou­jours. Si Pla­ton avait pu con­naitre la pho­togra­phie, l’aurait-il sûre­ment con­damnée de la même façon, qu’au nom d’une cer­taine con­cep­tion de la bonne com­préhen­sion du monde, il voulut expulser la poésie de la cité. Les poètes sont dan­gereux car ils don­nent aux hommes l’image d’une nature sub­jec­tive. Pour com­pren­dre l’humain il faut —estimait-il— con­tem­pler l’idée de l’homme dans “le ciel des idées“ plutôt que de s’attacher à sa mépris­able diver­sité! Aux sor­tilèges fluc­tu­ants de la per­cep­tion, le philosophe de l’Académie choisit la lente péné­tra­tion de l’absolu. Pour lui, seuls ceux de son rang peu­vent regarder le soleil en face! Affir­ma­tion d’autant plus récus­able vu que ce qui est beau dans le soleil ce n’est pas l’astre lui-même mais la lumière qu’il porte sur les choses. Mais une telle

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